D’autres groupes ou « groupements », dont la mission est de défendre l’intérêt des frontaliers, se sont constitués ou existaient déjà.

Certains ont choisi de tenter d’obtenir que le gouvernement français revienne sur sa décision et permette que la possibilité d’accession aux assurances privées soit maintenue. Nous avons toujours pensé que cette stratégie était vouée à l’échec, car d’une part le gouvernement français a trop besoin des cotisations des frontaliers et, d’autre part, offrir la possibilité d’une assurance privée après avoir déclaré que les frontaliers dépendaient de la législation française reviendrait à reconnaître la fin du monopole de la sécurité sociale française. Rappelons enfin que les frontaliers sont présentés comme des nantis coupables de ne pas vouloir participer à l’effort de solidarité nationale.

D’autres ont rapidement changé leur fusil d’épaule pour vous vanter les mérites de la CMU, en oubliant de vous avertir de l’assujettissement probable à CSG CRDS tout en vous proposant des complémentaires. Pas de commentaire.

D’autres ont honnêtement continué leur action en France, en présentant des recours auprès du Conseil d’Etat. Nous leur souhaitons de réussir, ce d’autant que toute entrave à la tentative d’affiliation forcée à la CMU sera la bienvenue.

Nous avons été très étonnés de la violence de certains à notre égard. Tout nous a été reproché, y compris d’emmener les frontaliers dans le mur. Soyons clair : Le seul mur, c’est l’affiliation forcée à la CMU avec, derrière, l’assujettissement à CSG CRDS.

Aujourd’hui, tous ceux qui nous ont suivi vont pouvoir intégrer la LAMal, à priori sans rétroactivité de primes, et c’est justice car le courage est parfois récompensé.

Nous espérons que ceux qui ont tant médit sur notre action comprendront que, peut-être, ils avaient tort.

Nous n’avons jamais dit de mal de personne et la rancune ne fait pas partie de nos modes de fonctionnement.